Aucun compromis en matière de droits des femmes - Tolérance zéro face à la violence à l’égard des femmes et des filles

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Les syndicats appellent tous les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles et y remédier immédiatement et sans plus tarder:

  1. Veiller à garantir l’égalité des genres comme principe des Constitutions nationales.
  2. Mettre en place des mécanismes efficaces visant à faire appliquer la loi en étroite collaboration avec la société civile. Garantir des sanctions juridiques efficaces qui découragent les actes de violence.
  3. Adopter des plans d’action globaux de lutte contre la violence à l’égard des femmes, fournir des ressources suffisantes pour la mise en œuvre de ces politiques et assurer des services publics financés correctement et accessibles afin d’aider les femmes victimes de la violence (refuges, assistance téléphonique, logement, services sociaux, garde d’enfants, etc.).
  4. Assurer une formation aux autorités judiciaires et à la police afin de leur permettre d’aborder adéquatement les problèmes de violence à l’égard des femmes et des filles.
  5. Faciliter l’accès des femmes aux mécanismes judiciaires, notamment des services de traduction en différentes langues selon que de besoin, une assistance juridique et une défense gratuites.
  6. Prendre des mesures efficaces pour garantir que les médias respectent et promeuvent le respect des femmes et des filles.
  7. Intégrer le principe de l’égalité des genres dans les programmes scolaires, notamment en mettant l’accent sur la prévention de la violence.
  8. Soutenir activement les femmes aux postes de direction et œuvrer pour la garantie de la parité entre hommes et femmes dans tous les organes de prise de décisions.
  9. Adopter une législation nationale reconnaissant la violence sexiste comme motif d’asile et de non-rapatriement ainsi que les vulnérabilités spécifiques de certains groupes de femmes, notamment les travailleuses migrantes, les femmes handicapées et indigènes.
  10. Développer des indicateurs sur les cas de violence liés au travail pour recueillir et publier régulièrement des données ventilées par sexe et établir des systèmes visant à évaluer et à contrôler les progrès vers les objectifs convenus.
  11. Adopter une législation efficace protégeant les femmes et les filles contre la discrimination et la violence.
  12. Ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW – 1999) sans réserve et mettre en œuvre sa Recommandation générale n°19 sur la violence à l’égard des femmes ainsi que le Protocole facultatif à la CEDAW: 
    • les États qui ont ratifié la CEDAW en émettant des réserves devraient retirer ces réserves avec effet immédiat;
    • les États qui ont ratifié la CEDAW sans réserve mais qui la violent de manière permanente devraient être tenus responsables de ces violations;
    • tous les États devraient contrôler et évaluer étroitement la mise en œuvre de la CEDAW.
  13. Ratifier les objectifs et les actions en matière de violence à l’égard des femmes contenus dans le Programme d’action de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et la Déclaration des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes (1993), la déclaration et le programme d’action de Vienne, le programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, la déclaration et le programme d’action de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.
  14. Ratifier les Conventions de l’OIT n°111 concernant la discrimination, n°189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques, n°182 sur le travail des enfants et appliquer la Recommandation n°200 de l’OIT sur le VIH-SIDA.
  15. Adopter les instruments internationaux protégeant les droits des femmes dans les conflits armés et y adhérer: Déclaration du HCDH sur la protection des femmes et des enfants dans des situations d’urgence et en période de conflit armé (1974); la Déclaration et le Programme d’action de Beijing (1995); la Résolution 1325 du Conseil de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité (2000); la Déclaration du Comité international de la Croix-Rouge à l’Assemblée générale de l’ONU, le 14 octobre 2009.

Afin de démontrer leur engagement à combattre la violence à l’égard des femmes, les gouvernements, en collaboration avec la société civile, doivent intensifier les actions visant à éliminer la discrimination fondée sur le sexe de toutes les sphères et à garantir une réelle égalité entre hommes et femmes.

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