La société civile, un acteur incontournable pour dénoncer la situation des femmes dans les zones de conflits

par Janie Beaupré-Quenneville, Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Malgré la température non clémente et l’annulation des activités de la journée, l’Internationale des Services publics (ISP) a tenu son événement « Droit humain à la paix : femmes, travail et services publics dans les zones de conflits ».

Nous étions une quinzaine de femmes regroupées dans le lobby d’un hôtel afin d’écouter les interventions des quatre invité.e.s afin d’échanger sur les enjeux vécus par les femmes dans les zones de conflit. En tant de guerres, il faut prendre en considération que les belligérants vont s’approprier les services des pays comme les hôpitaux, les routes, l’accès à l’eau, l’électricité, etc. De cette façon, ils en viennent à contrôler les services offerts à la population. Les femmes sont les premières à subir les conséquences de l’appropriation des services. Pour fuir cette réalité, elles vont quitter les zones de conflit pour les camps de réfugiés, mais elles n’auront pas de meilleurs services sur place.

Tous les intervenants ont fait consensus autour de l’importance de dénoncer les enjeux spécifiques des femmes dans les zones de conflits. Pour eux, c’est la société civile qui doit s’approprier ces enjeux et prendre plus de pouvoir afin de dénoncer les injustices auprès des instances concernées. Par contre, il est parfois difficile pour la société civile de s’identifier aux enjeux des femmes en zones de conflit puisque cette réalité n’est pas généralisée.

Mais en échangeant avec les conférencières et le conférencier, nous en sommes venues à la conclusion que les enjeux vécus par celles-ci sont parfois similaires aux nôtres. Il est donc de notre devoir de soutenir nos consœurs qui vivent cette réalité afin de pouvoir les accompagner dans l’amélioration des droits des femmes. De plus, comme l’a si bien dit une consœur, il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas à l’abri de conflits, même si nous vivons dans un pays démocratique. Peut-être que c’est nous, dans plusieurs années, qui auront besoin de leur soutien pour faire face à une réalité qui nous est totalement étrangère.

Janie Beaupré Quenneville| Conseillère au dossier des femmes et à la conciliation travail-famille

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

 

 

 

 

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